UCHARD André
UCHARD André (1851-1942)
Profession : militaire puis rentier
Lien avec l’affaire : propriétaire du moulin que Louis Cadiou envisage d’acheter et qu’il visite en compagnie de l’ingénieur Pierre le 29 décembre. Il est également propriétaire de la parcelle sur laquelle sera retrouvé le corps de Louis Cadiou.
Rôle dans l’affaire : aucun
Source : tapuscrit inédit d’origine familiale, transmis par une descendante d’André Uchard
Entré à l’École polytechnique en 1872, André Uchard mène une carrière militaire dans l’artillerie. Promu lieutenant-colonel en 1905, il prend sa retraite en 1909. La même année, il est nommé officier de la Légion d’honneur.
En 1901, Louis Uchard acquiert le manoir de Kerlaran, dont la propriété surplombe la vallée du moulin et de l’usine de la Grande Palud.
En septembre 1902, il achète les deux moulins de la Grande Palud, avec leurs étangs et l’ensemble des terres attenantes, pour la somme de 36 000 francs.
En juin 1907, M. Legrand, maire de Landerneau de 1904 à 1908, achète l’ancien moulin à marée pour 18 000 francs afin d’y installer ce qui deviendra l’usine de blanchiment de coton. Jusqu’à cette date, les deux moulins appartenaient au même propriétaire ; il ne pouvait donc exister ni droits ni servitudes de l’un par rapport à l’autre. L’acte de vente de l’ancien moulin prévoit quatre servitudes à la charge de l’usine, et aucune à la charge du moulin de la Grande Palue. Celui-ci conserve donc la maîtrise de l’eau, sans clause restrictive.
La maison attenante au moulin de la Grande Palud est louée à partir de mars 1908 à l’ingénieur Greiss, puis à Louis Pierre.
Le moulin de la Grande Palue est loué au meunier Caroff à compter d’avril 1911. L’exploitant précédent, en faillite, a disparu. Ce moulin demeure le « maître de l’eau » alimentant l’usine de Cadiou.
Le 28 décembre 1913, le meunier Caroff sollicite André Uchard en vue de l’acquisition du moulin. Celui-ci fixe son prix à 70 000 francs pour le moulin et 15 000 francs pour les terres. Quelques jours plus tard, en lisant la presse, il apprend que Louis Cadiou, désormais disparu, cherchait également à acquérir le moulin. Comprenant la raison de la démarche de Caroff, il lui écrit aussitôt pour retirer son offre, pensant pouvoir vendre l’ensemble pour plus de 100 000 francs à l’industriel.
André Uchard dresse de Louis Cadiou un portrait peu flatteur, le décrivant comme « peu conciliant et désagréable en affaires », tandis qu’il présente l’ingénieur Pierre comme très serviable, prodiguant fréquemment des conseils au meunier.
